Le Corps-Espace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un barzakh immersif

Corporéifier le subtil, subtiliser les corps

 

DE LA VIDÉO-PEINTURE AU CORPS-ESPACE

Le corps-espace est comme un linceul de lumière imprégné subtilement du secret oublié qui traverse le souffle du modèle, son pouls et la pulsation de sa peau tatouée d’archétypes lourds de la mémoire de multiples Traditions de l’humanité. Il est l’expansion dans l’espace et dans le temps de ma vidéo-peinture. Il est sa métamorphose suite à ma propre pérégrination dans le Grand Oeuvre de Vinci.

 

LE BARZAKH EST UN ÉCRAN, UN INTERMONDE, UNE LIMITE

Le corps-espace se veut un barzakh, mot de la langue arabe que les soufis décrivent comme « un écran, un intermonde, une limite ».  Il est le monde bien réel, mais complexe et paradoxal des archétypes qui cherchent sans cesse à se fixer, à ce corporéifier à travers le processus de la création. Ce barzakh immersif peut être composé d’une multidude de barzakhs qui rappellent l’idée de Plotin, soit que l’être est une émanation lumineuse qui se reflète de miroirs en miroirs, d’écrans en écrans.  Le corps-espace est un dispositif optique dont le matériau est la lumière. Sa pénétration cherche à entraîner le spectateur dans l’arrière-plan de « l’opération artistique » (A.Chastel sur Léonard) pour qu’il participe de « l’inachevé » de l’oeuvre (D. Arasse sur Léonard).