Le Grand Oeuvre de Vinci, le secret oublié du corps

Corps-Espaces immersifs
 

Le dispositif de Corps-Espace immersif est développé en collaboration avec la SAT (Société des arts technologiques) dans le cadre d’une résidence d’artiste.

 

 

Institutions muséales et culturelles: voir détails

Et si le secret oublié du corps que murmurent comme un psaume les lèvres de Mona Lisa était l’ultime stratagème vincien pour harponner, comme le Trident de Neptune, le poisson caché dans les profondeurs de l’être humain au seuil d’une potentialité d’extinction?

Un concept d’exposition fragmentée dans diverses institutions muséales ou culturelles pour lesquelles un Corps-Espace immersif aura été créé sur mesure pour le lieu.

L’idée de Corps-Espaces exposés en divers lieux, rappelle la collecte des fragments retrouvés du corps d’Osiris par Isis. Cette idée est un reflet du secret oublié du corps.

 

LA RÉVÉLATION DU SECRET

25 ans après l’événement international de la FIAC 1993, au cours de laquelle ma découverte d’un corps humain intégré au sourire de la Joconde est dévoilé,  Le Grand Oeuvre de Vinci, le secret oublié du corps est la révélation de la signification et de l’expérience fulgurante de ce corps qui a émergé sous les dimensions titanesques de 7 m X 9 m de la voûte du Grand Palais de Paris.

FAIRE L’EXPÉRIENCE DE L’ÉNIGME

À travers divers Corps-Espaces immersifs, sorte de séduisantes demonstrazione optiques léonardiennnes, la pulsation d’une nouvelle peau s’entend et se tend dans l’espace et le visiteur fait l’expérience de l’énigme inscrite dans l’inconscient collectif de l’humanité depuis 500 ans. Ultime stratagème vincien, comme programmé dans le temps pour libérer l’inconscient du secret enregistré à son insu, mais fatalement destiné à émerger et à se déployer dans l’espace, maintenant.

UNE NOUVELLE PEAU TATOUÉE PAR LEONARDO

Des Corps-Espaces immersifs pour célébrer une nouvelle peau que Leonardo avait tatouée minutieusement alors qu’il était engagé simultanément dans deux quêtes: celle des relations entre l’espace, l’optique, la lumière et l’oeil humain et une quête du siège de l’âme qu’il cherchait en disséquant, observant et contemplant le corps humain.

UNE PEAU ESPACE MIROIR DE L’OPÉRATION ARTISTIQUE ET DE L’UNIVERS

Pendant cette période de rupture phénoménologique et phénoménale au cours de laquelle il fixe les lois de la perspective, esquisse celles de la méthode empirique de la science,  illustre le traité Da divina proportione du mathématicien Luca Pacioli, il peint, il dessine, il chante, il est aux prises avec divers niveaux de la réalité et avec « la présence de deux tendances, scientifique et irrationnelle » (Chastel). Et se révèle l’existence d’une nouvelle peau espace, miroir « de l’opération artistique qu’il conçoit comme un outil privilégié d’exploration du monde et d’interprétation du cosmos ». (Chastel) Ainsi, il peint, il scelle entre deux lèvres le secret, comme s’il savait qu’il était le dernier des alchimistes portant le manteau du Mage.

UN SPECTATEUR EN PÉRÉGRINATION
C’est à travers des Corps-Espaces immersifs construits de projections lumineuses et/ou vidéographiques et conçus comme des pérégrinations dans des lieux sacrés, comme celles dans les labyrinthes des cathédrales du Moyen-Âge, que la peau du pèlerin entré ne sera peut-être plus tout à fait le même à la sortie s’il embrasse le secret ou si le secret l’embrase.

WORK IN PROGRESS DANS L’ATELIER

« Quanto piu si parlerà colle pelli, veste del sentimento, tanto piu s’acquisterà sapientia. »  Plus tu parleras avec les peaux, vêtements du sens, plus tu acquerras sapience.   LEONARDO

Oeuvre de la série: La femme de l’alchimiste.                                           Video-peinture (30 minutes) intégrée dans un corps- espace immersif.

 

Oeuvre de la série: La femme de l’alchimiste.                                          Video-peinture (30 minutes) intégrée dans un corps- espace immersif.

FIAC Paris 1993, Foire Internationale d'Art Contemporain

L’exposition Le Grand Oeuvre de Vinci est la continuité de cette exposition-événement, la signification troublante du Secret oublié de ce corps devenu viral autour du globe en 48 heures et « fixé » par le regard même des spectateurs.

 

« Suzanne Giroux a prélevé dans l’oeuvre la plus connue et la plus reproduite au monde une nouvelle image qui est aussi une interprétation et une réactivation des puissances de cette oeuvre. Elle nous entraîne à retrouver la Joconde, que nous acceptions ou que nous récusions sa proposition. Voilà une installation qui mime, redouble et réfléchit toute la mise en salle du tableau de Léonard au Louvre. Elle implique aussi tout le travail de médiatisation opéré autour de ce tableau et qui s’inscrit dans le contexte du marché des biens symboliques. Le détail agrandi de la Joconde, mis ici en scène, ne diffère pas, par nature, des « dérivés commerciaux » du produit en question. Ajoutons qu’une telle présentation dans le contexte commercial de la FIAC plutôt que dans un cadre muséal n’est pas non plus innocente. »  Alain Laframboise 

Le sourire vertical choisi comme symbole des 20 ans de la FIAC

Le secret de la Joconde. L’événement le plus médiatique de la FIAC, on le doit à la vidéaste Suzanne Giroux qui nous dévoile, chez Olga Korper, le mystère du sourire de la Joconde.  Si on l’isole et si on le fait pivoter de 90 degrés, le sourire vertical révèle un dos. Losqu’on sait que Léonard de Vinci passa une bonne partie de son temps à inventer des charades et des devinettes pour ses illustres protecteurs, et si l’on se souvient qu’il écrivait à l’envers et de droite à gauche, si bien qu’on ne peut le lire qu’à l’aide d’un miroir, on trouvera infiniment de séduction à cette proposition.

Michel Nuridsany, Le Figaro

Suzanne Giroux n’était pas en quête d’une solution au tableau de Léonard, pas plus qu’elle ne cherchait le « détail révélateur ». Elle a pourtant cerné un élément de l’image en question. Ce qu’elle a «découvert» ne se trouve que dans l’œuvre de Léonard. (…) Elle entraîne une nouvelle manière de regarder le tableau de Léonard et elle entre ainsi, stratégie suprême, dans l’orbite du plus célèbre tableau qui soit.

Alain Laframboise, historien d’art

RENDRE VISIBLE L’INVISIBLE

En choisissant d’intervenir dans la spatialité de l’œuvre de Léonard par un arc de cercle de 90 degrés, mon geste, chargé de sens pour le regard symbolique et de non-sens pour la logique, ouvrait une brèche dorénavant instable, dans l’inconscient collectif déjà habité par l’énigme. Comme un électron qui change d’orbite, comme une particule qui devient subitement une onde, le passage entre l’horizontalité de l’espace et sa verticalité inopinée a transformé instantanément l’archétype de la «bouche» en celui d’un corps humain tronqué. Deux représentations chargées de puissantes valeurs symboliques dans les mythes de toutes les grandes Traditions de l’humanité. Est-ce pour cela qu’en 48 heures, le nouvel archétype, devenu viral, avait fait le tour de nombreux médias de la planète? De plus, malgré mon regard de fine observatrice, il faut remarquer que c’est bien celui du spectateur ou du regardeur qui valide l’émergence du nouvel archétype, de la révélation de sa potentialité latente. Sinon, le corps serait demeuré emprisonné entre les lèvres!

Suzanne Giroux