BIO GRAPHIE
SUZANNE GIROUX

Bio signifie en grec « la vie » et graphie « écrire ». Écrire le vivant. L’expérience poïétique, celle à travers laquelle je suis aux prises avec une oeuvre, et/ou le plus souvent, que la création est aux prises avec moi est, avec la contemplation de la nature, ma perception de l’essence d’être vivante, d’écrire (de décrire) le vivant et de participer à l’écologie de la création, à l’écologie du cosmos. C’est dans l’Instant poïétique que je deviens un être humain.

Carl Gustav Jung disait que chacun savait bien qu’une idée ne venait pas de la personne mais qu’elle la traversait. Il ajoutait aussi que lorsqu’un archétype choisit un être, il ne lâchera prise tant qu’il ne l’aura pas transformé selon son dessein. Au cours de 20 dernières années, avalée par le puissant archétype de la « bouche », qui est, dans toutes les Traditions de l’humanité, lourd de symbolisme, l’expérience poïétique s’est révélée être des passages dans de nouveaux niveaux de Réalité ou, peut-être, suis-je devenue leur passage. En fait, sans le savoir, j’étais dans le processus de devenir moi-même Le corps de l’oeuvre que j’avais découvert,  pour ainsi employer le titre et la portée d’un livre de Didier Anzieu. J’y ai appris à voir les oeuvres auxquelles j’avais intuitivement donné passage auparavant, sans trop les comprendre, ou de manière si infantile… À travers une nouvelle perception et expérience de la Réalité et de la création, qui inlassablement pour moi continue d’être une projection de lumière, le corps et l’espace sont maintenant indissociables. Et, plus je m’engage à représenter la Réalité, cette construction des sens que le physicien Bassarab Nicolescu définit comme « ce qui résiste », plus le Réel qu’il dit être « la non-résistance », m’échappe. Si, pour Plotin, l’être est une émanation lumineuse qui se reflète de miroirs en miroirs, je crée peut-être pour remonter la rivière des reflets que je suis. Et ainsi, ce que je nomme « l’Instant poïétique » devient la célébration d’un espace sacré, auquel l’oeuvre de Léonard de Vinci, m’a bien malgré moi initiée.

ENSEIGNEMENT

Université du Québec à Montréal

Université d’Ottawa

Université Concordia

Cégep Beauce-Appalaches
Fondatrice du département des Arts Plastiques

FORMATION

Scolarité de doctorat (Ph.D) en Étude et Pratique des Arts
Université du Québec à Montréal
Recherche interdisciplinaire en gestion et arts: leadership et créativité

MBA en Gestion des entreprises
Université Laval

D.E.A. en Sciences de l’Art
Université de Paris 1, Panthéon-Sorbonne
Directeur de thèse, René Passeron

Maîtrise en Histoire de l’art
Université de Montréal
Champ du mémoire : sociologie de l’art
Directeurs, Alain Laframboise, Lise Lamarche

Baccalauréat spécialisé en Arts Plastiques
Université d’Ottawa

Banff Center
Stages avec Magdalena Abakanowicz, Warren Seelig